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La sécurité des centrales nucléaires en France
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Tristan



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MessagePublié le: Jeu 05 Oct 2006, 16:12    Sujet du message: Répondre en citant

Salut,

Non tu n'a pas rêver car je croit l'avoir vue aussi, sur un site de GP (mais pas GPF, un autre pay).

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Tristan de Greenpeace Rennes

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Peyo



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MessagePublié le: Ven 06 Oct 2006, 10:49    Sujet du message: Répondre en citant

Christophe a écrit:
Il y a quelques semaines, sauf erreur, je me rappelle avoir vu circuler une photo d'une action sur une centrale nucléaire, avec une banderole accrochée en hauteur sur la cheminée.
Ca illustrerait bien ce problème de la sécurité des centrales, si quelqu'un peut la retrouver.


Ai mis le temps, mais c'est la seule que j'ai trouvé...C'est ça ?


http://www.geocities.com/nonucleardump/news.htm




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Tristan



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MessagePublié le: Ven 06 Oct 2006, 10:59    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai trouvé hièr une vidéo qui montrais des action de GP (greenpeace).

Elle est dans le site ou on trouve la vidéo de rap que Christophe parle dans un des forum, "iam la fin du monde", http://www.dailymotion.com/video/109108 et vous taper Greenpeace dans chercher, et il y aurra une vidéo de music ou on voit l'action de la banderole sur la cheminer (si la vidéo y est toujour). Cool

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Tristan de Greenpeace Rennes

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Kristo



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MessagePublié le: Ven 06 Oct 2006, 16:18    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Tristan, il me semble bien que c'est sur une cheminée : c'est à quel endroit à peu pres dans ce film?
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Tristan



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MessagePublié le: Sam 07 Oct 2006, 19:25    Sujet du message: Répondre en citant

Je crois que c'est vers la fin.
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Tristan de Greenpeace Rennes

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Kristo



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MessagePublié le: Sam 07 Oct 2006, 23:44    Sujet du message: Répondre en citant

Tristan j'ai trouvé cette video : http://www.dailymotion.com/visited/search/fin%20monde/video/x2c6s_iam-la-fin-de-leur-monde
mais je ne vois pas cette action.
Peux-tu préciser stp?
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Kristo



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MessagePublié le: Mar 20 Oct 2009, 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

Cette arrestation est peut-être sans fondement mais mérite d'être mentionnée ici :

Terrorisme
France : arrestation d’un ingénieur pour liens présumés avec Al-Qaida

Après plusieurs mois d’enquête, un ingénieur du Cern a été arrêté jeudi en France pour liens présumés avec Al-Qaïda au Maghreb islamique. Rapidement, le Centre européen de recherche nucléaire de Genève a fait savoir que cet homme de 32 ans n’avait jamais été en contact avec des éléments qui pourraient être utilisés à des fins terroristes, et qu’aucune de ses recherches n’a d’application militaire potentielle. Le frère de l’ingénieur a également été arrêté.

Le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a souligné que “peut-être que l’enquête démontrera que grâce à ces interpellations, à ces deux interpellations, et bien le pire aura pu être évité.”

Les deux hommes, de nationalité française, ont été arrêtés, à Vienne, dans l’Isère. Ils sont en garde-à-vue. L’expertise technique et scientifique des deux ordinateurs portables, des trois disques durs et des nombreuses clés USB saisis lors des perquisition effectuées jeudi matin chez eux, devrait permettre aux enquêteurs et au magistrat d’en apprendre davantage. Selon des sources proches du dossier, l’ingénieur voulait commettre des attentats, mais n‘était pas passé à la phase préparatoire.

09/10/09 Euronews
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MessagePublié le: Jeu 23 Juin 2011, 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

Nucléaire: Un ancien technicien d'Areva dénonce le manque de sécurité à la Hague

La dépêche du 11 juin

PLANETE - Guislain Quétel, retraité de l'usine Areva, affirme que les quatre piscines de la Hague; chargées du refroidissement des combustibles, sont très mal protégées...

Trois mois après la catastrophe de Fukushima, un technicien retraité de l'usine Areva de La Hague a provoqué des remous cette semaine en se présentant publiquement devant une commission officielle pour dénoncer la sécurité «insuffisante» du site, un des plus riches en matières radioactive au monde.

«La région ne doit pas être sacrifiée pour le bien être de la collectivité nationale», a lancé mercredi Guislain Quétel, 66 ans, dont 35 consacrés à la protection des salariés de La Hague contre les radiations.

Le technicien a tenté de convaincre mercredi la commission locale d'information (CLI) du site, qui regroupe élus locaux, experts, syndicats et associations, de faire construire une «cathédrale de béton» contre les éventuels projectiles, par avion ou tir de mortier depuis la campagne environnante.

L'équivalent de 100 réacteurs

Tous les combustibles irradiés de France sont immergés dans les quatre piscines de La Hague avant d'être retraités par Areva. Or les installations «ne sont couvertes que par un simple bardage métallique», a argumenté le technicien, ancien syndicaliste CFDT.

Les piscines contiennent l'équivalent en rejets radioactifs potentiels de 100 réacteurs, si un projectile explosif les atteint, «là, c'est pire que Fukushima» dit l'ancien radioprotectionniste.

Par comparaison, sur le chantier voisin de Flamanville, où se construit le nouveau réacteur EPR et avec sa piscine pour immerger les combustibles dès leur sortie, «on nous parle d'une coque résistant à la chute d'un avion gros porteur», souligne Guislain Quétel.

Surnommé le «curé de la radioprotection»

Lors de la réunion de la CLI, le radioprotectionniste a parlé d'un ton parfois hésitant face à un public loin d'être acquis mais avec le verbe précis de l'orateur convaincu de connaître son sujet mieux que ses auditeurs.

Son intervention publique a fait l'objet de «tergiversations», selon la présidence de la CLI.

Le bureau chargé de l'ordre du jour lui a d'abord refusé la tribune et il a fallu que des membres de la CLI comme Greenpeace ou la chercheuse au CNRS Monique Sené envoient un courrier commun de protestation.

«On a voulu m'interdire de parler par crainte que je ne fasse le jeu des antinucléaires», dit Guislain Quétel.

Dans les années 90, ses prises de positions lui avaient valu le surnom de «curé de la radioprotection» au sein de l'entreprise. «Lorsque j'avais alerté le PDG de l'époque Jean Syrota puis évoqué ces questions dans un documentaire diffusé sur Canal +, j'ai été progressivement mis en quarantaine de la CFDT», raconte-t-il.

«Des systèmes de refroidissement à l'air libre, ça interpelle»

Parti en retraite en 2001, le technicien a décidé de renouer avec le militantisme après la catastrophe de Fukushima, poussé par «des amis comme Jean-Claude Zerbib» ancien ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui cosigne le résumé écrit de son exposé.

Après son intervention devant la CLI, les élus locaux interrogés par l'AFP ont réagi avec mesure. «Quand on entend que les systèmes de refroidissement sont à l'air libre, ça interpelle», a simplement commenté le président de la CLI le conseiller général DVD Michel Laurent sans vouloir parler d'insuffisance.

La CLI qui planche depuis Fukushima sur la sûreté du site doit formuler des questions ou des recommandations au second semestre.

«Pas un scoop» pour Areva


Côté Areva, le directeur adjoint Roland Jacquet s'est contenté de déclarer que l'exposé de Guislain Quétel n'avait «pas de scoop», comme il l'a dit à l'AFP après la réunion.

Le groupe considère que la sûreté du site est assuré sans cathédrale de béton, car des dispositifs d'intervention notamment existent en cas de survol.

En outre les combustibles irradiés qui arrivent à la Hague sont beaucoup moins chauds que ceux qui attendent à côté des centrales et Areva a plus de temps pour intervenir en cas de problèmes de refroidissement, selon les arguments officiels.
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MessagePublié le: Mer 06 Juil 2011, 18:11    Sujet du message: Répondre en citant

...Mis en quarantaine de la CFDT après sa participation dans un documentaire Tv...
Que tous ces syndicats m'amusent dans leur grande sociabilité!

C'est pas nouveau ce soucis de sécurité dans les sites nucléaires, le problème est là depuis le début et continu pour les prochains.

Ca a au moins le mérite d'être rappelé. Crying or Very sad
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Kristo



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MessagePublié le: Dim 31 Juil 2011, 12:27    Sujet du message: Répondre en citant

A voir :

La Hague : Suicide mode d'emploi - 5 mai 2011 sur le site de Jean-Pierre Petit

60 tonnes de plutonium dans des bâtiments couverts d'une mince toiture en tôle !
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MessagePublié le: Mar 04 Oct 2011, 18:42    Sujet du message: Répondre en citant

La Hague : secrets et mensonges d'une usine nucléaire française

Les Inrocks du 4 octobre 2011

A l’usine nucléaire de La Hague, un simple toit de tôle abrite dix mille tonnes de combustibles radioactifs. Une attaque terroriste pourrait provoquer un accident équivalant à six Tchernobyl. Où l’on apprend aussi que l’usine a caché pendant trente ans au gouvernement les causes du plus grave incident de son histoire.

C'est officiel depuis le 15 septembre, le ministre de l'Industrie Eric Besson l'assure avec aplomb : "Le niveau de sûreté des centrales nucléaires du pays est élevé." Après Fukushima, l'Europe a imposé à chaque pays européen de soumettre ses installations nucléaires à des "stress tests". Areva a remis, il y a quinze jours, ses évaluations de sûreté dites "post-Fukushima" pour l'usine nucléaire de La Hague. Trois cents pages pour imaginer les "événements redoutés" ou les "agressions externes" d'origine accidentelle ou naturelle. Grand absent : le scénario terroriste.

Ce risque d'attentat, la Commission européenne voulait pourtant, en mars dernier, qu'il soit inclus dans les tests imposés aux installations nucléaires européennes. La France et l'Angleterre s'y sont opposées. La raison ? Un stress test de nos centrales sur la menace terroriste aurait mis au jour une grave vulnérabilité dont l'Etat français ne veut pas entendre parler : à côté des réacteurs nucléaires, les piscines d'eau réfrigérée dans lesquelles on entrepose le combustible nucléaire usé avant son retraitement ne bénéficient d'aucune protection solide contre les chutes d'avions ou une attaque terroriste.

Une enquête des Inrocks avait déjà pointé cette faille dans la sécurité de chaque centrale française. Preuve de ce talon d'Achille, dans les futurs réacteurs EPR, que Nicolas Sarkozy est en train de vendre en Asie, en Europe ou en Afrique, les piscines seront désormais intégrées sous une coque de béton antiaérienne.

Pour comprendre, il faut se rendre en pays normand et obtenir l'autorisation de visiter l'usine nucléaire de La Hague, dans le Cotentin. De l'extérieur, elle ressemble à un complexe pétrochimique, avec de hautes cheminées et des bâtiments couleur métal, ocre ou bleu ciel. A l'intérieur, c'est plutôt le vaisseau du capitaine Picard dans Star Trek. Une multitude d'horloges en plastique orange, de gros téléphones gris, des haut-parleurs grésillant des ordres et, partout, des dessins de consignes de sécurité semblables à de vieilles publicités éducatives.

La Hague n'est pas une centrale nucléaire. C'est une usine qui récupère le combustible usé des centrales pour en séparer les éléments radioactifs, tels le plutonium et l'uranium. Au fil du temps, se sont accumulées en son sein différentes casseroles radioactives : soixante tonnes d'oxyde de plutonium - l'élément le plus dangereux de la planète - enfouies dans le sol, divers produits de fission et surtout l'équivalent de cent huit coeurs de réacteurs nucléaires faisant trempette dans ses quatre piscines.

Du haut d'un perchoir en verre, vêtu d'une combinaison blanche intégrale et d'un masque à gaz porté à la ceinture au cas où, on domine l'immense piscine D, sorte de double bassin olympique d'un bleu fluo avec ses neuf mètres de fond, abritant, dans de multiples paniers, l'équivalent de deux mille tonnes de combustibles irradiés en train de refroidir. Cette piscine est la même que celle qui a été partiellement détruite à Fukushima, celle sur laquelle on a vu s'affairer des hélicoptères et des lances de pompiers pour empêcher qu'elle ne se vide. En vain. La piscine accolée au réacteur numéro 4 s'est mise à bouillir, son eau s'est évaporée, de l'hydrogène s'est formé, le toit a explosé et des éléments radioactifs ont commencé à se répandre. A La Hague, les combustibles entreposés sont moins "chauds" qu'à Fukushima car ils ont entre six et neuf ans, mais la plupart des éléments radioactifs qu'ils contiennent mettant des dizaines et pour certains des milliers d'années à disparaître, ils sont tout aussi dangereux en cas d'accident.

Autre différence avec les piscines nippones : dans l'eau des quatre piscines de La Hague bâties côte à côte, on compte dix mille tonnes de combustibles irradiés, soit la plus grande concentration de matière fissile au monde, le double de ce que contiennent les cinquante-huit centrales nucléaires de l'Hexagone.

Que se passerait-il si un avion se crashait sur l'une de ces piscines ? Si un terroriste posté à l'extérieur armait un lance-roquettes et tirait sur ces piscines? Leur toit est fait de la même tôle qui protège les légumes dans des hangars. Roland Jacquet, directeur adjoint de l'usine nucléaire, nous répond qu'un tir de missile ou une chute d'avion "est hautement improbable et même impossible. - Impossible, mais pourquoi ? - Parce que les bâtiments des piscines sont entourés de bâtiments de même taille, on ne les atteint pas comme ça." Nous reposons donc notre question au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), l'organisme d'Etat dépendant du Premier ministre responsable de la sécurité de La Hague.

"Nous ne souhaitons pas répondre à cette question, nous dit son porte-parole. - Pourquoi ? - Parce que nous ne voulons pas donner d'idées aux terroristes."

La question terroriste est donc bel et bien envisageable pour les piscines de La Hague. Il y a dix ans, des experts ont voulu s'attaquer à l'hypothèse d'un attentat. Le 11 septembre 2001 au matin, quatre avions détournés par Al-Qaeda s'écrasent dans les tours du World Trade Center, sur l'immeuble du Pentagone et dans une forêt de Pennsylvanie. Devant leur télé, Mycle Schneider et Yves Marignac, experts dans le nucléaire pour l'organisation Wise-Paris (service mondial d'information sur l'énergie et l'environnement), pensent instantanément... aux piscines de La Hague.

Missionnés par le bureau d'aide aux choix techniques et scientifiques (STOA) du Parlement européen, ils ont rédigé un rapport sur les rejets des usines nucléaires de La Hague et de Sellafield (Grande-Bretagne). Au lendemain de l'attentat du 11 Septembre, "peut-être par réflexe d'expertise citoyenne", dit aujourd'hui Yves Marignac, ils transgressent leur clause de confidentialité et rendent publique l'une des annexes de ce rapport. Une note qui tente justement d'évaluer les conséquences d'une chute d'avion de ligne sur l'une des quatre piscines de La Hague. Verdict : 66,7 fois Tchernobyl. La plus grande catastrophe nucléaire civile de tous les temps.

Tollé au gouvernement et dans le milieu nucléaire contre Wise-Paris. Anne Lauvergeon, qui dirige alors Areva, met en doute dans Paris Match le sérieux du rapport. "Wise, organisation antinucléaire notoire, a fait un calcul de coin de table." Les chercheurs de l'Institut de recherche et de sûreté du nucléaire (IRSN) - appui technique de l'Etat - sont mobilisés par le gouvernement pour démonter le rapport. Les experts établissent dans une note réservée à un cabinet ministériel que Wise s'est planté en dressant l'hypothèse qu'en cas de chute d'avion il serait libéré 100 % du césium 137, l'un des éléments radioactifs causant le plus de dégâts.

Selon eux, le relâchement ne dépasserait "probablement pas 10 %". Traduction, ce type d'accident n'excéderait que six à sept fois Tchernobyl... Si le gouvernement fait tout pour discréditer Wise-Paris, en coulisse la menace est prise au sérieux. Certains ministres en ont même des sueurs froides. A cette époque, le Vert Yves Cochet est ministre de l'Environnement. Il n'a toujours pas oublié l'épisode.

"Si un avion tombe sur les piscines de La Hague, avec les vents d'ouest qui ramènent toujours tout sur l'Ile-de-France, vous comme moi nous ne serons plus là pour en parler ! De plus, à l'époque, il faut se souvenir que dix jours après les attentats américains il y a eu l'explosion de l'usine AZF dont on ne savait pas, on ne sait toujours pas d'ailleurs, l'origine exacte. Même si nous ne sommes pas militaristes, on était un peu paranos", confesse aujourd'hui le député .

Quelques semaines après le 11 Septembre, un radar et des missiles Crotale antiaériens sont donc installés aux abords de l'usine nucléaire. Six mois plus tard, les coûteux missiles sont retirés. La direction de La Hague l'assure : "Il s'agissait d'une mesure d'urgence. Désormais, un dispositif pour le long terme a été mis en place." Lequel ? "Vous posez les bonnes questions, mais tout ce qui entoure La Hague est confidentiel, se contente de répondre le porte-parole du SGDSN. Si l'on vous répond, le niveau de sécurité pourrait en être affecté."

"Ce n'est pourtant pas compliqué, il faut construire une cathédrale de béton autour des piscines de La Hague. Ça fait plus de vingt ans que je le dis." L'homme qui propose cette solution a travaillé quinze ans dans ces piscines, il en a même dirigé la radioprotection. Ghislain Quetel n'a jamais compris comment un simple toit en tôle pouvait protéger l'équivalent de ce qu'il appelle "cent huit coeurs de réacteurs dormants". Ses alertes auprès de la direction ou des élus locaux ne lui ont valu que des reproches.

Mais depuis les images de Fukushima, une personnalité de poids s'est rajoutée dans le débat. Après avoir passé cinq jours le ventre noué devant son poste de télé, Jean-Paul Martin, ancien directeur adjoint de l'usine de La Hague et membre d'une association pronucléaire, le reconnaît : Fukushima l'a "personnellement ébranlé dans ses convictions". L'ingénieur, retraité du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), prend alors sa plume pour s'adresser au directeur de l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) et à Nicolas Sarkozy.

Selon Martin, la priorité est de déconcentrer les dix mille tonnes de combustibles entreposées dans les quatre piscines de La Hague. Le 20 mai dernier, le chef de cabinet du président de la République lui a diplomatiquement répondu être "sensible à sa démarche".

"Ce que je crains dans un avion, ce sont les moteurs lancés à 400 km/h car ce n'est pas le bardage métallique des piscines qui va l'arrêter, poursuit l'ingénieur, qui a participé au cours de sa carrière à la conception de sept réacteurs nucléaires différents. Là, ce serait vraiment un véritable accident. De mon avis, ce serait un petit Fukushima et alors, on ne pourra pas envoyer les gens pour intervenir parce que ça va cracher (de la radioactivité) fort !"

Sous le toit métallique de la piscine D, qui en ce vendredi 9 septembre a le mérite de nous protéger de l'épaisse brume du dehors, le directeur de la communication de l'usine tourne les talons. Avant de quitter la zone verte, couleur indiquant qu'on ne peut circuler sans nos chaussures blanches de cuisiniers et nos combinaisons, on passe un check-point. Pas de sortie définitive sans un contrôle de la radioactivité des anneaux métalliques du carnet de notes et de notre appareil photo. On passe nos mains et nos chaussures dans des machines marron beige du capitaine Picard, et c'est le retour à l'air libre.

Avant de venir ici, nous avions fait un petit tour sur le net. Sur un site antinucléaire, une phrase curieuse avait attiré notre attention. "Un accident majeur a épargné l'Europe, uniquement par hasard [à La Hague en 1980 était-il précisé]." Son auteur, un certain Paul-Louis, affirmait l'avoir appris d'ingénieurs d'Areva devenus loquaces au cours d'une soirée bretonne un peu trop arrosée au calva. Après enquête, nous avons pu reconstituer le récit de cet incident. Et découvrir qu'à l'époque tout a été mis en oeuvre - avec succès - pour en dissimuler la cause réelle.

15 avril 1980, 8 h 35. "Tout d'un coup, toutes les lumières s'éteignent, relate Marc*, ouvrier à l'usine à cette époque. L'usine se retrouve plongée dans le noir et on voit en direct, juste en face de nous, le poste électrique qui commence à brûler." Branle-bas de combat. Le poste de moyenne tension s'enflamme et avec lui les générateurs de secours. Plus d'électricité sur l'ensemble de l'usine. C'est "une petite panique" et l'évacuation générale. Deux ans auparavant, lors d'une réunion du Comité d'hygiène et de sécurité (CHS), le directeur de l'usine avait reconnu qu'une situation de ce type correspondait à l'accident dit "de référence". Comprendre : le pire.

Il faut absolument trouver des générateurs de secours. Première urgence : les produits de fission très radioactifs, conservés dans des cuves. Dans quatre heures, ils commenceront à bouillir. Sans électricité, on ne les mélange plus, on ne les refroidit plus et on n'évacue plus l'hydrogène qu'ils fabriquent. C'est le risque d'explosion, puis la dispersion d'éléments hautement radioactifs, comme à Kychtym en 1957, troisième plus importante catastrophe nucléaire de l'histoire dissimulée alors par l'URSS.

Coup de chance : appelé en catastrophe, l'arsenal des sous-marins nucléaires de Cherbourg a un générateur de secours qu'il fait acheminer en une heure chrono. Cela ne suffit pas. En urgence, une entreprise métallurgique de Caen est mise à contribution. Nous ne sommes pas en période de grand froid comme en connaît souvent la presqu'île du Cotentin. Les routes ne sont pas enneigées, les générateurs arrivent avant l'heure critique.

Deux ans plus tard, la Cogema rend un rapport interne. Le document signale quelques contaminations sans importance et précise modestement : "Il a été impossible de trouver une explication complètement cohérente des causes de l'incendie." Par hasard, nous avons pu consulter trois originaux différents de ce rapport et constater que dans chaque exemplaire, les deux mêmes pages, 19 et 20, sont manquantes. Des employés de l'usine, situés alors à différents échelons de la hiérarchie, ont accepté, sous couvert d'anonymat, de nous révéler ce qui n'a pas été écrit dans le rapport officiel de l'incident destiné à l'Etat et à ses inspecteurs de l'époque.

Le jour de l'incident, le transformateur principal était en réparation. Une fois la maintenance achevée, l'un des trois employés présents ne respecte pas la procédure de sécurité. Il rétablit le courant de l'extérieur (90 000 volts) alors que le disjoncteur n'est pas en place et que ne sont pas retirées les "pieuvres", ces gros câbles de cuivre qu'on relie à la terre quand des personnels travaillent dans l'installation. L'électricité est rétablie mais débite alors vers la terre, toujours plus, "jusqu'à créer un jet de flammes", mime un ingénieur avec ses mains, pour montrer un diamètre de la taille d'un CD. "C'est un miracle que le type ne soit pas mort sur le coup." Tout brûle, l'usine ne maîtrise plus rien, c'est EDF qui coupe le courant vingt kilomètres en amont.

"A l'époque, c'était un secret de polichinelle dans l'usine mais rien n'a été inscrit dans le rapport d'incident. On a volontairement dissimulé une grosse connerie", s'étrangle encore un ancien employé très au fait de l'incident.

Selon lui, on ne voulait pas révéler "l'obsolescence du poste électrique alimenté par des lignes haute tension montées sur des pylônes en bois, c'est pour dire..." Mais pourquoi donc avoir couvert ainsi l'erreur d'un simple employé ? "Mais, mon bon monsieur, s'exclame un autre ancien de La Hague, le fait que l'erreur d'un seul homme puisse foutre en l'air toute l'électricité, y compris de secours, d'une installation nucléaire n'est même pas envisageable. C'est toute la hiérarchie qui saute instantanément ! L'erreur humaine n'est donc jamais apparue clairement dans aucun document." En douce, certains responsables de l'incendie ont tout de même été mis en retraite anticipée ou blâmés. Un ancien haut cadre de l'usine suggère même que l'éviction du directeur, un an plus tard, n'est pas tout à fait étrangère à cette histoire.

"C'est fou. Ça, c'est sûr que ce n'est pas dans les rapports de nos archives. C'est énorme." Dorothée Conte, inspectrice pour l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), est étonnée par le mensonge de ce rapport officiel que nous lui révélons. Elle dirige l'un des deux services de l'ASN qui pilotent les inspections de La Hague. Théoriquement, la Cogema, l'exploitant de l'usine de La Hague, aurait dû informer l'ASN (ou plutôt son ancêtre de l'époque, le Service central de sûreté des installations nucléaires, SCSIN) de la gravité de l'erreur humaine qui a provoqué l'incendie. Car les retours d'expériences détaillés permettent à la sûreté nucléaire de tirer les enseignements qui évitent de répéter les incidents.

"En même temps, poursuit l'inspectrice, ce n'est pas si étonnant que cette dissimulation ait été possible. A l'époque, les inspecteurs n'étaient qu'une poignée, fondue dans un gros ministère pronucléaire. Ce qui dominait, alors, c'était le secret."

L'ASN nous assure que cet incident aurait été classé aujourd'hui "au minimum" au niveau 3 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (l'Ines, qui compte sept niveaux et n'existait pas en 1980), soit "incident grave". Dernière marche avant l'accident nucléaire. Au bout du compte, l'exploitant de l'usine a tiré tout seul les leçons de l'incident. Tout a été repensé. Les lignes électriques de l'alimentation principale et de secours ont été mieux séparées ; de petits générateurs électriques de secours ont été ajoutés sur chaque installation. Et on a renforcé la formation du personnel du nouveau service de distribution électrique (appelé DI/PE).

En 2010, un choix industriel vient mettre à mal une partie de cet effort. La direction de La Hague annonce la privatisation de tout le secteur DI/PE, "l'externalisation, à la rigueur on peut dire la sous-traitance", corrige Roland Jacquet, le directeur adjoint de l'usine. Les employés de La Hague distribuant l'énergie vont devoir former les employés de la société Dalkia destinés à les remplacer. Cette soixantaine d'hommes de la distribution électrique, formés sur les cendres de l'incident de 1980, sont considérés par beaucoup d'employés comme le premier rempart contre les incidents, "le sang de l'usine", métaphorisent certains.

Quand le dimanche soir on a les mains dans le Pu (plutonium), raconte un ouvrier actuel de l'usine, un coup d'orage et toute l'usine est dans le black-out. Ça m'est déjà arrivé. Il n'y a pas que la lumière qui saute : il y a aussi la ventilation, les appareils qui contrôlent l'atmosphère et te disent si oui ou non tu peux respirer... Tout s'arrête. Toi, t'es dans le noir en scaphandre. Je peux te dire que là, ton sang quitte ton corps. Mais tu sais que, derrière, les mecs du DI/PE ils connaissent leur taf, et que dans les minutes qui viennent tu vas revoir apparaître les néons, les trucs vont se remettre en route, et ça n'a pas de prix, ça !"

Fait rare à La Hague, des ouvriers rédigent une pétition contre la privatisation. Elle recueille 1 500 signatures (sur 3 100 employés que compte le site, en plus de quelque 2 500 sous-traitants). Les syndicats FO et CGT ouvrent une procédure et font condamner le 5 juillet dernier la direction de La Hague devant le tribunal de grande instance de Paris. Prouvés par deux expertises différentes, "les risques psychosociaux" d'un tel changement sur une grande partie du personnel ont été jugés trop importants. La direction, qui fait appel, ne veut pas commenter une affaire en cours.

Comme le disait à la fin des années 90 Jean Syrota, pdg de la Cogema de 1988 à 1999, "le temps des pionniers est révolu ; le temps des gestionnaires est arrivé". Symboliquement, en novembre 2010, quand Jean-Louis Borloo quitte le ministère de l'Ecologie, les compétences nucléaires de son ministère sont transférées vers Bercy, qui assure désormais l'ensemble de la tutelle. Pour diminuer les charges, pour économiser encore, Areva privatise. Cela entraînera-t-il un moindre savoir-faire ? Le 2 août, des inspecteurs de l'ASN se sont offert une visite inopinée sur un chantier de l'usine de La Hague. Leur rapport d'inspection critique "la surveillance insuffisante de la part d'Areva (...) vis-à-vis du groupement momentané d'entreprises à qui le chantier a été confié".

Un chantier portant sur la réparation d'une colonne de dégazage. Ce qu'un actuel ouvrier de l'usine nous traduit, en son langage de vieux de la vieille : "Avant, en sûreté à l'usine, on faisait ceinture et bretelles. Maintenant, on ne fait plus que ceinture."

Geoffrey Le Guilcher (texte et photos)

*le prénom a été modifié
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MessagePublié le: Mar 10 Oct 2017, 13:15    Sujet du message: Répondre en citant

Risque terroriste : des failles dans la sécurité des centrales nucléaires

Source Le Parisien
Question du jour

Durant dix-huit mois, Greenpeace a fait travailler des experts internationaux sur la protection de notre parc nucléaire face au risque terroriste. Les conclusions sont inquiétantes.

Ils sont sept. Sept experts des questions nucléaires et du terrorisme, mandatés par l'ONG de défense de l'environnement Greenpeace pour échafauder les pires scénarios d'attaques sur nos 19 centrales nucléaires. Objectif : identifier les failles de sécurité, et alerter les pouvoirs publics et EDF, l'exploitant de notre parc nucléaire, sur le danger que cela représente.

Sauf que les conclusions du rapport sont tellement alarmistes que les experts et Greenpeace, pourtant rompus aux hypothèses les plus inquiétantes, ont décidé de ne rendre publique ce mardi matin qu'une version « light », expurgée des informations les plus sensibles. « Il s'agit d'alerter l'opinion et les pouvoirs publics, justifie Yannick Rousselet, chargé de campagne auprès de Greenpeace. Pas de donner des idées à des personnes mal intentionnées. » Au final, seules sept copies du rapport sont remises ce matin par Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France, à différents hauts fonctionnaires en charge des questions de défense et de sécurité au sein des institutions (ASN, IRSN et Cossen) et du gouvernement. « Le Parisien » - « Aujourd'hui en France » est le seul média à avoir pu consulter l'intégralité du rapport.



«Un déficit historique de la protection de nos installations»

Que nous apprend-il ? « Que nous connaissons un déficit historique de la protection de nos installations, et notamment des piscines de refroidissement, s'alarme Yves Marignac, l'un des contributeurs du rapport. A l'époque du lancement du programme nucléaire français, l'attention a été portée uniquement sur le risque d'emballement du coeur du réacteur. L'évolution du risque terroriste en quarante ans change tout. » Et le rapport de pointer du doigt le fait qu'aucune instance coordonnée n'existe sur la sécurité nucléaire. « Contrairement à d'autres pays, l'Autorité de sûreté nucléaire (NDLR : ASN) ne s'occupe que des questions de sécurité », reconnaît Pierre-Franck Chevet, son président.

Sollicités, ni le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, ni le haut fonctionnaire de défense et de sécurité rattaché à l'Environnement, Christophe Quintin, n'ont souhaité répondre à nos questions. L'opérateur EDF a, en revanche, bien voulu détailler les mesures de sécurité existant autour de nos centrales. Des mesures très insuffisantes, selon Greenpeace, et qui devraient impérativement être renforcées.

Les experts du rapport ont sorti leur calculette. Le renforcement des 58 piscines coûterait entre 1,6 et 2,26 Mds€ par piscine de réacteur. Celui des quatre piscines principales de La Hague, entre 11,6 et 22,6 Mds€. Et celui des 58 réacteurs (hors piscines), entre 2,7 et 3,8 Mds€ par réacteur. Au total, ce sont donc entre 140 et 222 Mds€ qu'il faudrait débourser pour mener à bien ce gigantesque chantier. Soit entre trois et cinq fois ce qu'EDF a prévu de dépenser pour prolonger la durée de vie des centrales... Mais ne pas le faire pourrait nous coûter encore bien plus cher.


Zoom sur deux cas sensibles

Le cas de la Hague interpelle. Situé à 25 km à l'ouest de Cherbourg (Manche), le site de la Hague représente le plus grand centre de retraitement de déchets nucléaires au monde. « Comment un site aussi sensible peut-il faire l'objet d'aussi peu de protection ? » s'interrogent les sept experts. En effet, il n'y a pas de dispositif de sécurité particulier pour cette installation unique au monde. « On y trouve autant de combustible usé entreposé dans les quatre piscines qu'il y a de combustible chargé ou en refroidissement dans les 58 réacteurs d'EDF », est-il détaillé dans le rapport. Soit 9 955 t à la Hague, contre 9 823 t dans l'ensemble des réacteurs de l'Hexagone, selon les derniers chiffres de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) en 2013. Soit encore l'équivalent de 116 coeurs de réacteurs, usés mais toujours hautement radioactifs.

Les piscines, talon d'Achille du parc français. La France dispose de 62 piscines de refroidissement : une par réacteur (5Cool, et 4 à La Hague. « Contrairement aux huit réacteurs encore en fonctionnement en Allemagne, les piscines françaises sont toutes situées en dehors du bâtiment réacteur, bien moins protégées », explique Oda Becker, la contributrice allemande du rapport. « Si leur fond est renforcé avec du béton armé et un revêtement étanche en acier, les structures qui les recouvrent tiennent davantage du hangar agricole que de l'édifice nucléaire », renchérit Yannick Rousselet, chargé de campagne de Greenpeace.

Ces piscines sont remplies d'eau, jusqu'à sept mètres au-dessus du combustible. A la fois pour « refroidir » ce dernier et protéger le personnel contre la radioactivité. « Si ce bâtiment est endommagé par une attaque, peut-on lire dans le rapport, la diminution du niveau de l'eau entraîne en quelques heures de graves rejets radioactifs. Et à terme, la fonte de toute la piscine. » « A Fukushima, si les piscines avaient elles aussi été touchées, renchérit Yves Marignac, coauteur du rapport, ce sont alors les 14 millions d'habitants de la ville de Tokyo, pourtant située à 260 km, qui auraient dû être évacués. »
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